« Le site actuel ne raconte rien. Les gens nous trouvent par bouche-à-oreille pour la table, mais personne ne sait qu'on fait du traiteur — et c'est aujourd'hui ce qui me fait vivre. »
Avant de toucher au design, trois entretiens sur place avec Vincent — en cuisine, en salle, dans son atelier traiteur — et un audit en règle du site Wix précédent. Le constat est sans appel : le site actuel ne raconte que la moitié du métier de la maison, et celle qui rapporte le moins.
La direction artistique part d'un constat simple : Vincent fait à 50 % de la table, à 50 % du traiteur, mais le site Wix précédent ne montrait que la table. Il fallait une narration capable de glisser de l'une à l'autre sans rupture de ton. Le serif italique Fraunces, la palette charbon-parchemin-cuivre et le rythme typographique inspiré des magazines gastronomiques (Saveurs, Le Fooding) offrent ce continuum : un seul univers visuel pour deux activités. La photographie cinématographique, en lumière de fin de service, ancre le tout dans le réel d'une maison qui vit le soir.
Restaurant et traiteur partagent la même cuisine — le site fait pareil. La page glisse du restaurant à l'atelier en passant par un "glissement" éditorial qui assume la dualité.
Pas de carte figée — une carte vivante qui change avec le marché de Saint-Antoine. Datée, signée Vincent. C'est la promesse éditoriale du magazine.
Au lieu d'un carrousel marketing, un module qui synchronise les vrais avis Tripadvisor (4,7/5 réel) avec filtre table/atelier. Honnêteté radicale.
Vincent confirme à la main toutes les réservations. Le formulaire reste léger : date, couverts, créneau, occasion. Pas de lock-in OpenTable.
Naviguez la maquette interactive comme un vrai visiteur.
« Le site reflète enfin la maison — la table comme l'atelier. Et pour la première fois en sept ans, je reçois plus de demandes de devis que je ne peux en accepter. C'était exactement le problème que je voulais que Matis m'aide à régler. »